Les 2 islams de Jean-Jacques Walter : une montée sans précédent du communautarisme islamiste

À côté de ces actes de violence s’ajoute, de manière tout aussi continue, une montée sans précédent du communautarisme islamiste, dont la partie la plus visible est l’augmentation du nombre de mosquées et de lieux de prière musulmans :
En 1970 : 100
En 1985 : 500
En 2004 : 1.600
En 2015 : 2.300

La construction de ces mosquées et lieux de culte a été financée, pour partie, par des États islamiques (Arabie saoudite, Maroc, Algérie) et, pour partie, par les contribuables français (en contradiction avec la loi de 1905, nombre de maires finançant la construction de mosquées par le biais de baux emphytéotiques gratuits ou quasi gratuits).

Or, c’est le Coran et ses enseignements qui y sont prêchés. Si, bien sûr, tous les discours n’ont pas cette teneur, voici un très bref échantillon de ce qu’on peut y entendre sur les femmes de la part de certains prédicateurs :

« La nature féminine est fondée sur l’égoïsme […] si une femme succombe à sa nature et qu’elle refuse de reconnaître les droits de l’homme […], elle devra aller en enfer » (Mohamed Khattabi, imam de la mosquée Aïcha de Montpelier, le 8 mars 2015).

« Pour la femme, une des choses les plus importantes pour préserver sa foi est de rester à la maison [Pour en sortir, il faut] qu’elle n’ait pas besoin de se serrer et de se mélanger avec les hommes dans ses trajets allers-retours […] en France, ça n’existe presque pas » (Abou Laïth, imam de la mosquée Salam de Montmagny, Val d’Oise, le 18 août 2011).

« Les femmes vertueuses sont obéissantes à leur mari […] la femme, elle ne sort de chez elle qu’avec la permission de son mari […] Le soir, l’homme a un besoin, une envie. Elle lui dit “non” » […] les anges la maudissent toute la nuit dans le cas où elle se refuse à son mari » (Nader Abou Anas, prédicateur à la mosquée Al Imane du Bourget, dans une vidéo de 2014).

Les imams traditionnels tentent de faire disparaître leurs prêches d’Internet, car ils veulent les réserver aux musulmans sans permettre aux Français non musulmans d’en avoir connaissance. Cependant, ils n’ont pas un pouvoir suffisant pour tout cacher. En se donnant un peu de mal, il est facile de retrouver ces discours, et bien d’autres semblables.

Ces musulmans qui s’appuient sur le Coran pour enfermer et asservir les femmes s’appuient sur le même « livre sacré » pour ambitionner, un jour, de prendre le pouvoir. Ce dont ne fait pas mystère, par exemple, l’imam Mohamed Khattabi, précédemment cité, qui réagissait ainsi, le jour même, aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris : « Nous voulons qu’un jour (nos enfants) gouvernent la France, qu’ils gouvernent la Belgique, l’Allemagne et la Grande Bretagne. »

Pour y parvenir, ces imams édifient un mur de haine afin de séparer les musulmans et les Français. Younes Laaboudi Laghzawi, imam de la grande mosquée d’Échirolles, a ainsi mis en ligne sur Internet, le 24 décembre 2014, le texte de son prêche : « [Mahomet] a dit : “Ô croyants !, ne prenez pas pour amis les juifs et les chrétiens” […] par conséquent, chers frères […][l’islam] interdit de célébrer Noël ou le Nouvel An. »

Il ne s’agit pas de « dérives », comme le martèlent les bonnes âmes, mais bel et bien, comme nous le démontrons dans l’abécédaire qui suit, de propos en parfaite adéquation avec ce qui est véritablement la doxa islamique traditionnelle. Les intellectuels musulmans qui s’efforcent de construire un islam des Lumières veulent réinterpréter ce qui fait, aujourd’hui, l’objet d’un consensus largement accepté parmi les musulmans. Leur projet avance lentement, car la doxa islamique traditionnelle est très profondément enracinée. Ce sont, cependant, ces intellectuels qui portent l’avenir de l’islam.

Reconnaître l’existence massive de la conception traditionnelle chez un grand nombre d’imams en France est le préalable indispensable à toute évolution. Si l’on refuse de voir l’étendue et l’influence de la doxa traditionnelle, et si on laisse sans appui les intellectuels musulmans adeptes des Lumières, le discours traditionnel ne va cesser de prospérer, avec les terribles conséquences que l’on sait.

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