La Terre, futur conservatoire des animaux et ghetto humain ?

Le lâcher pacifique, dans les Pyrénées, de deux femelles ours est un événement primordial pour la biodiversité, avec la sauvegarde des espèces animales, nous dit-on !

Cependant, les purs animalistes ont dû ravaler leur émotion en visionnant les deux opérations de dépose en terre d’accueil, grâce aux hélicoptères de la gendarmerie. J’imagine le stress vécu par ces deux plantigrades étrangers. Chassés et saisis dans leur espace naturel, mis en cage, transportés – comment ? -, ils sont arrivés chacun dans un conteneur étroit, et libérés dans le bruit et la puissante ventilation de leur porteur. On comprend leur hâte de fuir les humains tortionnaires.

Information supplémentaire essentielle, l’agence forestière slovène qui a supervisé la capture des deux femelles a indiqué qu’elles étaient pleines, ce qui promet quatre oursons béarnais au printemps prochain. Pour autant que les brutales émotions de leur migration n’aient pas un caractère fâcheux sur la bonne suite de la gestation !

À suivre avec attention…

Ce fait essentiel et hautement symbolique d’un monde nouveau éclaire le début prometteur du ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, ministre d’État, ce qui démontre la prépondérance de ses charges au sein du gouvernement. Sa nomination est particulièrement opportune, car il s’est révélé un animal politique rare, qui a su dominer les angoisses et tensions dues à ses migrations et mues au rythme des saisons républicaines…

Ce faisant, je me pose naïvement la question de la présence et la survie des ours pour celle de l’Homo sapiens ?

Les aurochs, mammouths, smilodons, basilosaurus, mégacéros et autres diplodocus ont disparu de la surface du globe. Font-ils défaut à l’équilibre biologique terrestre ?

J’ose les cris d’orfraies écolos : si les ours blancs succombent, demain, au réchauffement climatique, en souffrirons-nous directement ? Certes, les bonnes âmes « solidaires » traqueront notre bonne conscience, mais la qualité de vie de nos enfants en pâtira-t-elle ?

À ce propos, la population mondiale ne s’éteint guère mais, au contraire, augmente de manière exponentielle et incontrôlée. Ne faudra-t-il pas, un jour, procéder à la régulation et la réinsertion des bipèdes dans leur milieu naturel pour satisfaire au bon équilibre séculaire ?

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